Maladie auto-immune : qu’est-ce que c’est ?

Les maladies auto-immunes semblent demeurer un mystère pour la science. Elles touchent 5 à 8 % de personnes dans le monde et sont présentes aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Que doit-on en savoir ?  

Qu'est-ce qu'une maladie auto-immune ?

Les maladies auto-immunes sont la résultante d'une anomalie du système immunitaire d'un individu. Ce dysfonctionnement conduit alors ce dernier à agresser ses propres composants. En effet, le système immunitaire a pour principale fonction de prendre soin des cellules de notre organisme afin de les protéger. Lorsque survient une maladie auto-immune, l'inverse se produit : le système immunitaire en vient à détruire ses propres cellules.

    Quelles sont les causes des maladies auto-immunes ?

    Jusqu'à présent, les causes exactes de ce phénomène ne sont pas encore déterminées par les scientifiques. Ils ne se basent que sur des facteurs de risque que sont le terrain génétique, les hormones sexuelles et les facteurs environnementaux.

    Le terrain génétique

    Entendons par terrain génétique la prédisposition d'une personne à développer des symptômes d'une maladie. Cette aptitude est souvent héréditaire. Il s'agit plus précisément de tendances familiales qui induisent un risque plus élevé de développer certaines maladies inflammatoires. Lorsque par exemple un parent est atteint au premier ou au deuxième degré d'une maladie auto-immune, on est beaucoup plus exposé. Les parents du 1er et 2e degré sont respectivement le père et la mère, les frères et les sœurs.

    Les hormones sexuelles

    De nombreuses études faites sur le sujet démontrent que les femmes semblent être beaucoup plus touchées par les maladies auto-immunes que les hommes. Ce sont notamment celles en âge de procréer qui sont les plus à risque. Toutes les femmes possèdent en effet le chromosome X en double et ce dernier serait très probablement lié à certains gènes intervenant dans la régulation du système immunitaire. Ceci favorise fortement l'apparition des maladies auto-immunes.

    Les facteurs environnementaux

    Il faut reconnaître que notre environnement est de plus en plus dégradé. Les rayons ultraviolets et les virus sont donc quelques-unes des causes des maladies auto-immunes. Sont également en cause, certains agents chimiques et certains médicaments. Chacun de ces facteurs va créer une réponse anormale de type immunologique. Celle-ci va alors générer à long terme des dysfonctionnements du système de défense de l'organisme.

    Les catégories de maladies auto-immunes et les symptômes

    On distingue deux grandes catégories de maladies auto-immunes. D'une part, les maladies auto-immunes appelées "spécifiques d'organe". Elles sont ainsi dénommées parce qu'elles n'atteignent qu'un seul organe du corps. D'autre part, on a les maladies auto-immunes appelées "non spécifiques d’organe ". Elles touchent plusieurs organes à la fois.

    Quant aux manifestations cliniques des maladies auto-immunes, elles varient d'un individu à un autre. Toutefois, les premiers symptômes sont une inflammation des organes attaqués. Le futur malade découvre ainsi des rougeurs ou ressent de la douleur. L'organe concerné peut également subir un gonflement.

    Cependant, il peut arriver que l'inflammation ne soit pas ressentie. Dans le cas du diabète par exemple, les cellules pancréatiques sont détruites dans le silence et c'est après la cicatrisation du processus inflammatoire que surviennent le dysfonctionnement et l'apparition de symptômes. En fonction de la maladie, ces symptômes peuvent faire naître des complications.

    À quel spécialiste s'adresser ?

    Le médecin interniste est le plus habilité à détecter et à prendre en charge une maladie auto-immune. Par ailleurs, celle-ci ne se guérit pas. Le corps médical procède plutôt par une suppression progressive des symptômes en fonction des organes touchés. Généralement, les patients suivent même un traitement à vie. Ce dernier est souvent basé sur des solutions thérapeutiques et une meilleure hygiène de vie. Des immunosuppresseurs et des corticoïdes sont également préconisés. Il faut tout de même mentionner que les recherches continuent et que l'espoir d'un traitement précis est toujours permis.