Alzheimer : quels sont les premiers signes d’alerte ?

La maladie d’Alzheimer est une affection évolutive. Elle détruit les cellules du cerveau du malade. Elle s’attaque aussi à d’importantes fonctions mentales. Pour une prise en charge adaptée, il est indispensable de connaître les premiers signes d’alerte de cette maladie.

La perte de mémoire et la difficulté à planifier

Dans la conscience collective, la maladie d’Alzheimer ne touche que les personnes âgées. Ce n’est malheureusement pas vérifié puisque des cas ont été détectés chez des individus de moins de 65 ans et chez d’autres qui ont 30 ans. Considérés comme des malades jeunes et au nombre de 18 000, ils viennent s’ajouter aux 5 000 personnes de plus de 65 ans qui sont atteintes par la maladie.

Chez les uns comme chez les autres, le premier signe d’alerte est la perte de mémoire. Le sujet oublie les informations qu’il vient récemment d’acquérir. Il peut s’agir d’une consigne qu’il vient de recevoir ou d’une adresse facile que quelqu’un lui transmet. Ce peut être aussi des événements importants et des dates qu’il oublie. À ce stade, le sujet a également tendance à demander à de nombreuses reprises la même information.

En dehors de la perte de mémoire, il peut être constaté une difficulté à résoudre des problèmes très faciles et une difficulté à planifier. Autrement dit, le sujet prend désormais beaucoup plus de temps pour faire certaines activités dont il avait l’habitude. Il n’arrive plus à se concentrer et n’arrive même plus à suivre ses factures du mois. Il ne peut plus élaborer un plan et le suivre. Il ne peut plus utiliser les nombres et concocter des recettes qui lui étaient pourtant familières. Il en est de même pour l’exécution des tâches quotidiennes : elles deviennent une véritable corvée.

Les confusions et les difficultés de compréhension

Les premiers signes énoncés peuvent ne pas être détectés très tôt par l’entourage de la personne touchée. Très souvent, les proches ne se rendent compte de la maladie que lorsqu’elle est à un stade modéré. Les signes les plus révélateurs apparaissent lorsque le sujet commence à faire des confusions et à ne plus comprendre les choses.

L’individu perd la notion des saisons, du temps qui passe et des dates. Il n’a conscience que de ce qui se passe à l’instant présent. Il ne sait pas où il se trouve, encore moins comment il est arrivé à cet endroit. Concernant les difficultés de compréhension, elles sont relatives à la mesure des distances. Intervient aussi la détermination des couleurs et des contrastes. Il peut arriver que le sujet ne puisse pas se reconnaître dans un miroir. Lorsqu’il se mire, il peut penser qu’il s’agit d’une autre personne.

Les autres signes d’alerte lorsque la maladie évolue

Lorsque la maladie d’Alzheimer change de stade, on remarque des problèmes d’expression écrite et orale chez le sujet. Il a du mal à tenir une conversation et à trouver les mots justes pour s’exprimer. Il perd fréquemment des objets, les range dans des endroits insolites et accuse même les autres de les avoir volés. Son jugement est amoindri et plus aucun soin n’est apporté à l’hygiène corporelle. Il lui est finalement impossible de se rendre au travail ou d’effectuer une activité physique.

À quel moment faut-il consulter ?

Si la personne est âgée de plus de 65 ans, il faut se rendre chez le médecin traitant dès les premiers signes d’alerte que sont la perte de mémoire et la difficulté à planifier. Il est le plus habilité à établir le diagnostic et à confirmer qu’il s’agit bel et bien de la maladie d’Alzheimer.

D’autres spécialistes comme le neurologue, le gériatre, l’ergothérapeute, le psychologue et le kinésithérapeute peuvent aussi avoir leur avis. Du reste, le psychiatre agit à l’aide de médicaments sur les troubles mentaux. Il peut s’avérer très utile pour prendre en charge cette maladie dégénérative.